Surgeons focused during a medical operation

Le passage au bloc opératoire : un moment souvent chargé de stress et d’émotions

Devoir subir une intervention chirurgicale, qu’elle soit ponctuelle ou répétée au cours de la vie, constitue pour de nombreuses personnes une source importante de stress et d’appréhension. Le simple fait d’entendre les mots bloc opératoire, chirurgie ou anesthésie peut réveiller des peurs profondes, parfois difficiles à formuler, mais bien réelles.

Chaque individu arrive à ce moment avec son histoire personnelle, ses expériences passées et ses représentations du monde médical. Certaines ont vécu des hospitalisations marquantes dans l’enfance, d’autres ont été confrontées à la maladie ou à la chirurgie à travers un proche. Ces vécus laissent des traces émotionnelles qui peuvent influencer fortement la manière dont la chirurgie est anticipée et ressentie.

L’anticipation : une période particulièrement anxiogène

Bien souvent, ce n’est pas uniquement l’intervention en elle-même qui génère du stress, mais tout ce qui précède. L’attente, les pensées répétitives, les scénarios imaginés, les questions sans réponse peuvent devenir envahissants et mobiliser beaucoup d’énergie psychique.

Les peurs liées à l’anesthésie sont fréquentes : peur de perdre le contrôle, de ne pas se réveiller, ou, plus profondément encore, une confrontation à la notion de finitude. Ces inquiétudes peuvent exister quelle que soit la chirurgie envisagée, qu’il s’agisse d’une intervention orthopédique, fonctionnelle ou liée à une pathologie plus lourde, comme un cancer ou une maladie chronique.

Quand l’histoire personnelle résonne avec l’acte chirurgical

Le passage au bloc opératoire peut également réactiver des événements marquants de la vie : une maladie antérieure, une hospitalisation traumatique, un deuil, ou l’expérience d’un proche ayant traversé une situation médicale difficile. Ces résonances inconscientes peuvent intensifier l’anxiété et donner le sentiment que la situation est plus lourde à porter émotionnellement qu’elle ne devrait l’être « rationnellement

Il est important de rappeler que chaque vécu est légitime. Il n’existe pas de « petite » ou de « grande » chirurgie sur le plan émotionnel : ce qui compte, c’est ce que cela vient toucher chez la personne.

Être accompagné avant, pendant et après la chirurgie

Il est possible d’être à l’écoute de ce qui se joue intérieurement, de mettre des mots sur les peurs, les tensions et les appréhensions, et de trouver des ressources pour traverser cette étape avec plus de sérénité.

Un accompagnement thérapeutique permet de :

  • apaiser l’anticipation anxieuse avant l’intervention,

  • mieux vivre le moment du bloc opératoire en réduisant le stress et les tensions corporelles,

  • favoriser une récupération plus sereine après la chirurgie, tant sur le plan émotionnel que psychique.

Les approches de thérapie brève, comme l’hypnose thérapeutique ou d’autres outils psychocorporels, offrent des moyens concrets pour réguler le système nerveux, renforcer le sentiment de sécurité intérieure et mobiliser les ressources propres à chacun.

Une approche complémentaire, respectueuse du cadre médical

Cet accompagnement s’inscrit dans une démarche complémentaire avec le milieu médical, visant à soutenir la personne dans sa globalité, corps et esprit afin que cette étape, souvent redoutée, puisse être vécue de la manière la plus apaisée possible.

Prendre soin de son vécu émotionnel autour d’une chirurgie, c’est aussi se donner la possibilité de traverser cette expérience avec plus de confiance, de présence à soi et de douceur.